Du 18 au 19 février 2008, la Commission Parlementaire pour le Développement Frontalier a organisé à l’Hôtel Montana, à Port-au-Prince, un forum sur la Problématique Frontalière. A ce forum ont participé des personnalités et institutions nationales et internationales concernées par le sujet. Outre les Honorables membres des bureaux des deux Chambres du Parlement, on a pu noter la présence des officiels du Gouvernement, des membres de Collectivités Territoriales et des délégations des organisations de base de la frontière, des ONGs et des autres. De manière spéciale, ce forum a pu aussi bénéficier de la participation du haut staff de l’OEA dont le Secrétaire Général Adjoint, M. Albert Ramdin, les Ambassadeurs de l’OEA à Santo Domingo et à Port-au-Prince, l’Ambassadeur d’Haiti à l’OEA.
Cette rencontre qui se voulait une consultation interne faisait partie d’une série de forums à organiser pour l’établissement du dialogue local permanent entre les acteurs frontaliers pour arriver à identifier les principales actions à entreprendre par le Gouvernement et les instruments nécessaires à leur réalisation à la charge du Parlement. Pour cela, les intervenants et participants divers ont été choisis parmi les institutions et personnalités les plus informées sur le sujet.
Au terme de cette rencontre, les participants, les Membres du Gouvernement et les Honorables Parlementaires sont arrivés aux conclusions suivantes :
Les constats:
1) La frontière haïtiano-dominicaine est à la fois une aire de grandes opportunités économiques comme en témoignent les augmentations spectaculaires de recettes douanières enregistrées récemment et une zone de haute sécurité d’Etat.
2) La frontière reste une source de préoccupations constantes vu la fragilité de la sécurité et des moyens actuellement disponibles d’une part, et la pénétration potentielle de différentes formes de corruption liées à la migration clandestine, le trafic de stupéfiants ou autres activités illicites d’autre part.
3) De grandes activités sont actuellement en cours le long de la frontière en vue de la modernisation des services en général et notamment des infrastructures déjà entamée à Belladère et Ouanaminthe.
4) Le Gouvernement, le Parlement, les ONGs et les organisations locales ont manifesté depuis un certain temps une véritable préoccupation pour la gestion du développement socio-économique de la région frontalière.
Les Recommandations:
- Délimiter définitivement les aires incluses dans la « région frontalière haïtienne » et identifier une structure technique pour en assumer la gestion.
- Définir les aspects du Fonds de Développement Frontalier, les stratégies pour en augmenter les capacités de financement et les mécanismes de gestion y relatifs.
- Elaborer un cadre légal qui facilite les activités de douane et de migration des voyageurs et travailleurs haïtiens d’une part, et le commerce frontalier en général d’autre part.
- Adopter des dispositions pour la vulgarisation et la transparence des formalités frontalières auprès des Collectivités Territoriales et des organisations de base locales (syndicats et organisations de commerçants).
- Renforcer les capacités des services de douane le long de la frontière pour la collecte des redevances et installer une force de police frontalière entrainée pour assurer la sécurité, la lutte contre la contrebande et le trafic de stupéfiants et autres produits non autorisés.
- Travailler à l’augmentation quantitative et qualitative de la production nationale et améliorer la compétitivité des produits locaux.
- Pousser le secteur privé, les ONGs, le gouvernement à investir davantage dans la région frontalière pour en augmenter les possibilités de croissance.
- Poursuivre le déroulement des forums comme déjà formulé.
Le report du forum est disponible ici: RAPPORTFINALFORUM18-19FEVRIER2008







