Études Potentiel de la frontière haïtienne



Après environ huit mois de travail, la Fondation Panaméricaine pour le Développement est fière de présenter le résultat de la consultation réalisée par l’Ex-Ministre haïtien de la planification, Paul Duret, sur le potentiel de la frontière haïtienne. Cette étude a été centrée sur l’identification de manière claire et détaillée des opportunités offertes à Anse-a-Pitre, Belladère et Ouanaminthe comme foyers de développement pour le pays.

Ces études ont été réalisées dans le cadre de l’exécution du projet « Promotion des investissements productifs sur la frontière entre Haiti et la République dominicaine », financé par la Banque Interaméricaine pour le Développement (BID) et l’Organisation des Etats Américains (OEA).

Son étude géo-spatiale a porté sur un total de 735 km2 couverts par ces municipalités. Il a revu la documentation disponible et visité chaque zone plusieurs fois. Il a étudié les jeux de prix et les fluctuations du marché et interrogé environ 150 résidents le long de la frontière. Les documents fournis par Mr Duret restent des références de première main sur la problématique frontalière en matière de potentiel de production du monde urbain et rural tant il est vrai qu’ils sont davantage des rapports de terrain que des compilations. La caractéristique essentielle de cette documentation est la précision avec laquelle elle apporte les données et les références d’une part, et la pertinence des recommandations d’autre part.

En prenant en considération les points forts des trois contraintes courantes rencontrées et les nombreuses opportunités identifiées par les personnes interrogées pour les interventions à l’avenir, il est proposé d’adopter une approche sectorielle pour mieux appréhender cette réalité dont les agents de production de la frontière sont tellement dépendants en ce qui concerne la transformation économique et marketing. Cette approche est préférable aux approches en chaines de micro et petits projets, souvent utilisées par les donateurs, ou les approches par infrastructures (routes, irrigation, ou hydroélectricité) souvent utilisées par le secteur public sans considération pour les mesures d’accompagnement tels les travaux d’aménagement ou d’entretien.

L’idée est de prendre en considération les secteurs les plus prometteurs dans les municipalités. Ce faisant on atteint tous les groupes sociaux (producteurs, intermédiaires, intervenants divers..) impliqués directement ou indirectement, de près ou de loin, dans des activités de production. La démarche suppose que l’on considérer l’opportunité d’infrastructures éventuellement nécessaires pour la bonne évolution de l’entreprise de façon à générer des revenus et réduire la pauvreté, tout en entrainant des impacts positifs sur la protection environnementale.

Un total de 74 activités productives ont été listées par environ 150 personnes enquêtée. Il en est sorti selon les critères bien définis Les principaux critères utilisés dans cette priorisation sont essentiellement ::

1)      Les indications relatives aux marchés indiqués ici tiennent compte de la demande actuelle non satisfaite et expérimentée notamment par les investisseurs et producteurs qui ont témoigné des possibilités d’écoulement. L’investigation a donc déjà éprouvé les filières de commercialisation en conséquence.

2)      La technologie pour les produits identifiés a déjà été maitrisée dans les limites possibles par les structures locales de production et ne nécessite pas de compléments de formation.

3)      Les pratiques culturales et les traitements des produits concordent avec le développement durable.

4)      Les organisations locales impliquées sont accessibles à l’esprit d’entreprise et à toute option de perspectives d’affinement éventuel des produits.

La liste complète des activités y leur descriptions détaillés sont dans les rapports. Des exemples de ces projets sont dans les suivants:

Production et exportation de banane organiques Cavendish dans la zone de Maribaroux (Ouanaminthe)

Autour de la ville de Mao en République Dominicaine s’est développée l’industrie à l’export de la banane organique. Dans un premier temps, les promoteurs du projet envisagent un accord et contrat avec des sociétés internationales telles Plantaciones del Norte ou SAVIDSA ou BANELINO en vue de mettre en valeur 100 hectares de terres rivages (plaines humides entourant les lagons de Maribaroux) qui seraient irriguées avec des puits artésiens et un système moderne de micro aspersion. Les investissements requis pour les 100 hectares sont de 1, 045,000 $ US. Les revenus bruts annuels espérés seraient de 1,325,000 dollars qui commenceraient à être générés à partir du dixième mois pour donner lieu à des ventes chaque semaine apportant ainsi une amélioration sérieuse dans la trésorerie des exploitants .Le projet envisage de commencer avec cinquante exploitants de la zone. Les bénéfices nets espérés sont de 25 à 30 % des ventes annuelles. Si les exploitants arrivent à maîtriser la technologie de production organique comme les travailleurs haïtiens en RD ont su la maîtriser, il s’agira d’investissements rentables qui pourront s’étendre à Haut Maribaroux sur plus de 600 hectares en 3ans.

Production et traitement du riz pour le marché local dans l’aire de Maribaroux (Ouanaminthe)

En Haïti, la demande effective courante de riz a atteint en 2006 les 428,000 Tonnes Métriques en riz blanc (décortiqué). La production locale ne dépasse pas les 90,000TM. Les importations commerciales sont estimées à 323,000TM de riz de qualité (grain long, moins de 5% de brisures) et sont effectuées par une dizaine d’importateurs faisant des transactions avec les USA occasionnant des profits de l’ordre de 10% à 15% du chiffre d’affaires. Aussi une quantité de 15,000TM entre sous forme de dons. Les prix du riz de qualité importé des USA étaient jusqu’en janvier 2008 de l’ordre de 400 $ US la TM FOB . A la fin d’avril 2008 ils atteignaient les 1200 US $/TM FOB. Les droits de douane sont de 3%. En septembre 2008, la tonne de riz de qualité était à 770.00 dollars la tonne métrique FOB et en septembre 2009 à 532 dollars US/TM ( source FAO 2009)

En Haïti la superficie consacrée à la riziculture est de 35,000 hectares. La superficie plantée en incluant les endroits ou l’on pratique une rotation riz/riz (et 2 saisons de culture) est de 60,000 ha avec des rendements moyens de riz blanc de 1.5 TM/ha. 90,000 TM sont produites dont 80% sont l’objet de vente sur le marché local et 20 % auto consommés.

La production de riz est le fait de aires suivantes : Vallée de l’Artibonite ; Plaine de Torbeck ; Plateau de saint Raphaël ; Plaine du Nord /Grison garde ; Plaine de Léogane ; Plateau de Lascahobas, Plaine de Maribaroux. La Plaine de Maribaroux produit 10 % de la quantité locale.

Production et exportation d’ananas organique pour le marché américain et européen à Gens de Nantes (Ouanaminthe)

Les prix élevés (de plus de 0.50 $ US par unité) de l’ananas sur le marché local, le marché de la République Dominicaine et le marché de produits organiques en Europe et aux Etats-Unis portent à recommencer le développement de la production biologique d’ananas à Gens de Nantes. Cette section communale réunit les conditions écologiques (sols, température, pluviométrie, possibilité, d’irrigation) favorables à cette culture. Le promoteur du projet est une organisation de femmes de Gens de Nantes qui se transforme en entreprise pour transformer 5 hectares de terre en ananas selon une ferme modèle de production d’ananas frais. La plantation se fera selon des densités élevées à l’hectare qui totalisent près de 68,000 plants. On s’attend à exporter 50,000 unités par hectare, le reste étant vendu sur le marché local. La production est biologique respectant toutes les normes de traçabilité requises par le marché bio. Des contrats sont passés par l’entreprise avec SAVIDSA et / ou Plantaciones del Norte deux importantes sociétés ayant leur base à Mao-Valverde de RD et leur port d’exportation par containers réfrigérés à Manzanillo. Les premiers calculs effectués montrent que la ferme modèle de 5 hectares nécessite 60,000 $US d’investissement. Les coûts de production s’élèvent a 64,100 dollars US par an. Les Bénéfices sans impôt attendus sont de 60,000 dollars US soit un taux de profit de 48.7%.

Production et traitement du clairin pour le marché local d’Ouanaminthe et Belladère

Les transactions actuelles sur le clairin au niveau de la frontière atteignent 1.3 millions de gallons par année pour près de 10 millions de dollars. La population de la zone consomme près de 125,000 gallons par an. Un groupe privé souhaite exploiter ces opportunités en investissant US$321,000 dans une distillerie transformant 3,000TM de canne (issues de 100 ha) en 45,000 gallons de clairin pour le marché local notamment. Les évaluations financières montrent qu’il s’agit d’une entreprise rentable digne d’être retenue pour investissement avec un taux de profit de 33.5%

Le marché national de clairin est estimé à 3 milliards de gourdes ou 75 millions de dollars par an, soit un volume de 15 millions de gallons clairin et une consommation per capita de $US7.5 ou de 1.5 gallon. Le calcul de 1.3 million de gallons correspond aux données recueillies dans la commune Belladère selon lesquelles 30 commerçants approvisionnent la frontière chaque 15 jours en 30 fûts de 55 gallons de clairin. On note aussi qu’un total de 1.287,000 gallons est vendu en Haïti à 250 gourdes à destination de la République dominicaine, soit US$ 8,043,750. La valeur des ventes pourrait dépasser celle du café rien que pour le volume qui transite par Belladère provenant de Léogane ou de la plaine du Nord. Il s’agit en majorité du clairin Nazon dont le procédé est de fermenter le jus de canne ou vesou.

Le marché visé est celui de la région de Belladère où il n’y a pas de distillerie en activité (la population de la commune est de 83,327 habitants, soit une consommation de 124,990 gallons par année). La production prévue est de 45.000 gallons par an soit 36% de la demande effective courante locale. La quantité consommée par la commune peut être produite par 3 ateliers de la taille de celle proposée dans ce document. Celle de l’arrondissement totalise 400,000 habitants, soit à raison de 1.50 gallon par tête par an une quantité de 600,000 gallons annuellement.

Il s’agit d’un marché stable. Les prix sont en constante augmentation : de 2005 à 2009, le prix du gallon (en octobre, mois de forte demande et d’offre limitée) est passé de 150 à 250 gourdes, soit 60% en 4 ans. Le prix du gallon de clairin Nazon est de 250 gourdes à Belladère et de 300 pesos ou 342,85 gourdes à Elias Pinas (octobre 2009)

Production et distribution de blocs vibrés pour le marché local de Belladère

Belladère est une commune de plus de 80,000 habitants en y adjoignant les quartiers de Baptiste et Croix Fer. Depuis la foire binationale de mars 2008, la population de Belladère croit de façon très sensible. Les investissements du gouvernement ont stimulé de nouvelles constructions. Il n’existe qu’une seule entreprise de fabrication de blocs vibrés appartenant à la famille Leboux. L’approvisionnement en blocs se fait à partir de Port-au-Prince ou Lascahobas dans une route sans grande garantie. Les projections laissent présumer un développement de plus en plus rapide avec l’accroissement des activités frontalières.

Cela implique de grands besoins en logement et l’on croit que pour les prochains dix ans, l’industrie de la construction devrait induire une croissance soutenue au niveau des usines à blocs, des ateliers de portes et fenêtres, et des ateliers de fer forgé. Actuellement, l’approvisionnement repose de beaucoup aussi sur la ville de Comendador. Le centreville de Belladère a aujourd’hui 16,467 habitants. La population croit à un taux de 11% par an avec des besoins en logement. On estime qu’avec la tendance à l’urbanisation constatée, en 2020Belladère aura 60,000 habitants.

Avec des besoins en logement de plus en plus forts, les matériaux de construction comme les blocs seront l’un des produits les plus sollicités. Investir dans la fabrication de blocs de qualité, de blocs vibrés en particulier est un domaine digne d’être retenu dans l’immédiat. Les calculs effectués permettent de recommander l’installation de petits ateliers de 250,000 blocs vibrés par an qui devraient permettre de dégager des profits annuels d’US $27,000.00 chacun soit avec des taux de profit de 24.5% à partir d’investissements d’US $31,000.00 par unité.

Production d’ignames pour Porto Rico (Belladère)

Parmi les produits rencontrés dans les différentes aires agroécologiques, l’igname représente le produit qui permet aux exploitations agricoles de dégager les valeurs ajoutées les plus élevées par unité de surface ainsi que les bénéfices nets les plus importants. Plusieurs variétés sont cultivées : les plus vendues sont l’igname Guinée et l’igname jaune. La variété qui donne lieu en Haïti aux prix les plus élevés est l’igname Martinique. Cette variété connait aussi une demande importante à Porto-Rico où les prix par kg sont de US$4.40 au détail. Les conditions écologiques étant favorables à l’igname à Baptiste, il est proposé de développer la culture de l’igname pour l’exportation. Chaque exploitation reçoit un financement de l’ordre de US$ 6,160 pour planter un hectare qui donnera 12TM/an et donne lieu à des bénéfices de près de US$4,000.00 par hectare et un taux de profit de 46%.

La production consommée et vendue dans le pays est de 197,000 TM qui est le fait de petits exploitants sur 10,000 hectares. La quantité autoconsommée est de l’ordre de 60% par les familles productrices. La variété la plus autoconsommée est le Real ou Kareal qui est la Dioscorea alata. Le marché local de l’igname concerne trois variétés qui sont les plus commercialisées. Il s’agit de l’igname guinée (ou yanm guinée ou blanc), de l’igname jaune (ou a toutan) et de l’igname Martinique (yanm couche-couche). Les prix des 2 variétés les plus rencontrées soit l’igname guinée et l’igname jaune montrent une relative stabilité des prix autour de 0.50 $US par livre au niveau d’une année dans le grand marché central de la Croix des Bouquets, à Port-au-Prince, marché qui reflète la tendance des prix au niveau national (source enquête HAP, 2003).

Quelles que soient les variétés considérées et leurs avantages respectifs en terme de qualité ou de prix, l’une ou l’autre des variétés les plus vendues (igname guinée, jaune, Martinique, ou couche-couche) peut permettre aux familles de dégager au moins 5000 $ US de profit à l’hectare.

Production de mirlitons pour le marché local (Belladère)

Selon les informations recueillies, rien que dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le marché du mirliton représente US$13 millions avec 18,400 tonnes métriques. On estime à environ deux millions de dollars la quantité de mirlitons importés de la République dominicaine. Le promoteur du projet est une coopérative basée à Roche Plate. La stratégie vise à substituer une partie du mirliton importé de République Dominicaine (au moins 50%) en offrant le produit au marché de Port-au-Prince à un meilleur prix que celui du produit importé

On rencontre à Baptiste 6 variétés de mirliton : mirliton vert, mirliton vert avec épine (pikan), mirliton blanc, mirliton noir (ou bleu), sale trou, mirliton Ti prosper (très sec). La commercialisation sera réalisée par la coopérative grâce à l’utilisation de 3 camions qui font le trajet Baptiste- Port-au-Prince régulièrement.

Production de poissons de mer et de Tilapia pour le marché local, pour la Croix des Bouquets et Porto Rico (Belladère y Anse á Pitres)

Ici, la notion de marché local réfère à tout le pays. En effet déjà dans tout le département du Sud-est allant de Cotes de Fer à Anse à Pitres, dans le département de l’Ouest incluant Croix des bouquets, et toute la zone métropolitaine on enregistre une grande demande de poissons. La pêche représente l’activité principale des populations côtières du Sud-est. Dans la commune d’Anse à Pitres il a été noté qu’environ 400 familles pratiquent ou vivent de la pêche. Les pêcheurs vivent en colonies selon les possibilités des lieux. La demande est très forte et la pisciculture représente une activité très souhaitable notamment dans la plaine du Cul de Sac, dans l’aire comprise entre Ganthier et la Croix des Bouquet. En mer il faut penser à des dispositifs de concentration de poissons et des équipements pour pouvoir aller en haute mer. Les pêcheurs haïtiens se limitent généralement aux eaux proches du rivage par manque d’équipements contrairement, dans le Sud-est, à leurs homologues de Pedernales qui sont équipés pour aller en haute mer. De plus, ce projet suppose des meilleures possibilités de conservation et de transport du poisson frais.

Pour Anse à Pitres, objet de cette étude, on évalue les besoins à environ 100 bateaux de pêche pour 400 pêcheurs (équipage de 4) coûtant 1.055.000$US. Prévoir aussi la formation des pêcheurs. Le montant total atteindrait US$ 1,500,000 pour le projet si on ajoute l’acquisition d’un grand bateau pour faciliter la pêche en haute mer et le transport des produits (US$250,000) ; et environ US$195,000 pour la formation et la gestion générale du projet.

Production de glace pour le marché local d’Anse á Pitres

Le projet consiste à implanter une usine à glace à Anse-à-Pitres d’une capacité de tirage de 125 blocs de 400 livres par jour. Actuellement, la commune d’Anse à pitres est tributaire de la ville de Pedernales pour l’acquisition de glace. La demande de glace actuelle vise la consommation individuelle, la réfrigération de boissons, la conservation des fruits de mer, la consommation des pêcheurs vivant en colonies. Les investigations assez poussées ont établi la rentabilité de l’entreprise, d’autant plus qu’il s’agit d’approvisionner toute la partie Est du Sud-est. Le marketing repose sur la qualité du produit, le prix, et les stratégies de distribution car la glace une fois sortie de son milieu commence à fondre. Les détails relatifs à ce projet sont disponibles dans le document produit par le consultant. L’investissement requis est de US $700,000 dont US $400,000 durant les six (6) premiers mois.

Production de café lave premium pour le marché japonais (Anse á Pitres)

La production de café lavé devra reposer sur la Coopérative Caféière des Planteurs de Bellanse (COOPCAB), le plus important exportateur haïtien de café Gourmet provenant du Sud Est d’Haïti. Le café de Mare Blanche s’est révélé très demandé particulièrement par des entreprises japonaises. Et COOPCAB n’a pas su à date satisfaire la commande. Le volume produit est important dans la zone et une grande quantité de ce café est achetée par des intermédiaires de la République Dominicaine pour être expédié en Europe comme café dominicain

Avec un investissement de US$ 765,725.00, le projet entend traiter 200,000 marmites de cerises par année soit 250,000 livres de café vert qui génèreront un profit moyen de US$183,000.00. On évalue à 500 familles le nombre de bénéficiaires du projet ainsi que les fournisseurs de café. La superficie en café pour la zone considérée à Bellanse est estimée à près de 1169 hectares, (arrondis à 1000 hectares

Le lancement de ce projet demande la gestion d’un fonds de roulement d’environ 400,000.00 US$ dont 200,000.00 pour financer les travaux d’entretien et l’achat d’intrants pour environ 500 agriculteurs à Mare Blanche, et 200,000.00 US$ pour le paiement direct à l’usine aux agriculteurs qui offrent leurs produits. De plus pour faciliter le déroulement de des activités, il conviendra d’envisager les mesures d’accompagnement..

Production de pois congo pour le marché dominicain (Anse á Pitres)

Le pois congo présente l’avantage de n’être pas aussi exigeant en termes de techniques agricoles que ne le sont d’autres produits. Il s’accommode bien de l’agriculture de montagnes. On le retrouve dans toutes les aires de production de basse et moyenne altitude.

La République Dominicaine ainsi que d’autres pays (Trinidad) n’ont pas réussi à faire une promotion de la production de ce produit très demandé, les rendements obtenus à l’hectare sont bas et le système de production actuel en Haïti associant le pois congo au haricot/maïs/sorgho, à qui on impute tous les coûts de production, semble être la voie à prendre. Mais dans ce cas, il est quasi impossible d’espérer une augmentation de l’offre dans les systèmes associes extensifs.

Les rapports complets peuvent être téléchargés avec les links suivants :

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  1. #1 by Plante se l'espwa on 20 janvier 2011

    Je trouve ces etudes de fillieres super interressantes ! Je suis du domaine, je carresse plusieurs de ces projets en tant qu’entrepreneur !!! helas … les fonds se font plus rares qu’une dent de poule dans ce pays, surtout quand il s’agit d’investir dans des choses serieuses .

    Ti bouk la.

  2. #2 by ONeil on 2 février 2011

    Merci!

  3. #3 by MARIE JOSETTE MEZILE on 25 août 2011

    Compliments !

  4. #4 by gérard leboux on 4 janvier 2012

    Bonjour.
    Étant Français je voudrais savoir si la famille LEBOUX de BELLADERE est originaire de France? merci Cordialement

(ne sera pas publié)

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